Top 8 des Vegan Apps sur Apple Store

Il existe plusieurs applications développées spécialement pour les véganes. Des recettes de cuisine, en passant par les scanneurs à code à barres ou les magazines d’actualités végane, le choix est vraiment là sur le cloud! Mais voici une liste de nos 8 coups de cœur Vegan-Apps.

vegan apps

Cruelty-Free

Symbiotic Software LLC

Cette vegan apps dresse la liste des grandes marques de produits de beauté qui ne testent pas leurs produits sur les animaux. Le tout est classé soit par nom de compagnie, soit par produits.

  • Les +: Les compagnies sont nombreuses et classées par ordre alphabétique. Il est donc facile de trouver son produit.
  • Les -: L’application n’est pas vraiment attrayante.

Prix: gratuit

 


vegan apps

PETA

People for the Ethical Treatment of Animal

L’application PETA permet de recevoir les notifications des alertes publiées sur le site peta.org. À partir de ces alertes, on peut participer à lutte contre la cruauté animale. Sur chaque article, il suffit d’activer la touche “Take Action!” et on voit un courriel déjà rédigé apparaitre sur l’écran à destination des personnes responsables de cette cruauté. À chaque action, on accumule des points et on devient activiste en faveur des animaux au sein de PETA.

  • Les +: Les messages sont déjà rédigés. Les articles sont convaincants. Et on prend un malin plaisir à les envoyer!
  • Les -: On doit faire confiance à PETA quant aux personnes qui recevront nos messages de dénonciation anti-violence animale.

Prix: gratuit

 


Veg Travel Guide for Vegan & Vegetarians by HappyCow

De HappyCow

Le site internet HappyCow.com répertorie les restaurants véganes du monde. Chaque restaurateur est invité à ouvrir sa fiche sur le site pour être listé par l’application. Avec sa carte interactive, et les avis des clients, l’application est parfaite pour ceux qui voyagent et qui souhaitent découvrir les restaurants véganes situés à proximité.

  • Les + : Vous pouvez sélectionner la fonction “Vegan only” et la liste des restaurants à proximité s’affichent.
  • Les -: Tous les restaurants de Montréal ne sont pas présents.

Prix: 3,49$

 


Cruelty Cutter

De MobileMatters.org

Cruelty-Cutter permet d’avoir la conscience tranquille lorsqu’on achète ses produits de beauté. Grâce au scanne du code à barres, on sait si le produit a été testé sur les animaux.

  • Les +: Le nombre de produits recensé est large. L’application est souvent mise à jour.
  • Les – : Certaines personnes ont eu des difficultés avec l’utilisation du scanne.

Prix: 3,49$

 


Bunny Free

De Margaret Pearce

Bunny free est une application qui permet de scanner ses produits de beauté et de s’assurer qu’ils n’ont pas été testés sur les animaux. Une fois le produit scanner, un lapin nous indique que le produit est fait sans cruauté, tandis qu’un panneau danger nous indique si la compagnie teste sur les animaux

  • Les + : Très simple d’utilisation. Le lapin nous dit quoi acheter!
  • Les -: Le code-barre réfère à la compagnie du produit, mais pas au produit lui-même.

Prix: gratuit

 


Go Vegan

Arsenal Pulp Ltd

La vegan apps de la chef Sarah Kramer propose une cinquantaine de recettes. Déjeuners, salades, plats principaux, desserts sont proposés. On aime la liste d’épicerie imprimable et les capsules vidéos.

  • Les +: Les recettes mettent toutes l’eau à la bouche.
  • Les -: Un peu cher.

Prix: 5,79$

 


Animal-Free

Symbiotic Software LLC

Grâce à cette ingénieuse vegan apps, on peut déceler les produits animaux qui sont répertoriés par l’application. Une liste de ces produits animaux cachés est disponible, nous permettant de chercher dans la liste si le scanne du code à barres n’aboutit sur aucun produit.

  • Les + : La liste détaillée des produits animaux cachés et leurs provenances (la pepsine alimentaire est issue de l’estomac de porc).
  • Les -: C’est déprimant de savoir qu’autant de produits animaux se trouvent dans la nourriture et les produits ménagers!

Prix: gratuit

 


VeganXpress – Menu & Shopping Assistance

By Brandon Berger

En plus de lister des restaurants où l’on pourra manger avec des personnes non végés, VeganXpress liste les produits véganes comme la bière et le vin.

  • Les +: Il y a beaucoup de mises à jour qui permettent de voir apparaître de nouveaux restaurants.
  • Les -: Il manque des restaurants de Montréal.

Prix: 2,29$

 


Article de Jenny du site www.essenceadama.ca

Portraits de véganes : Isis

Oui oui notre chroniqueuse a maintenant sa place dans “Portraits de Véganes”

Portraits de véganes est un projet de Marie-Noël Gingras, blogueuse sur Vert et fruité et Frédéric Côté-Boudreau
Ils nous proposent de dresser le portrait de véganes afin de montrer qu’il s’agit d’une population diversifiée et engagée — et aussi des gens comme tout le monde!

Le tout dernier portrait de véganes nous parlent d’Isis, une de nos chroniqueuses…

“Tout ce qu’on fait pour la première fois et tout ce qui est marginal est difficile. Apprendre demande des efforts. Bien qu’elles soient plus accessibles que jamais, il manque encore de ressources « mainstream » sur la question. À part de ça, c’est facile, agréable et réaliste. Il faut juste commencer!”

chanteur les incendiaires

Isis a une plume vibrante, est pleine de vie et de lumière !! Nous somme très chanceux de l’avoir avec nous ! Elle donne des conférences sur l’alimentation et la santé. La prochaine est le 17 mars chez Végo (1720 St-Denis, au troisième étage)de 19h00 à 21h00.
Elle a aussi son site : Diabétique et joyeuse, avec son blogue, ses recettes et son livre.

Pour lire l’article sur Isis–> http://portraitsdeveganes.com/2015/02/28/isis/

Pour lire tout les chouettes portraits de véganes : http://portraitsdeveganes.com/

Le véganisme comme vecteur de cohésion sociale

Une injustice, où qu’elle se produise, est une menace à la justice partout ailleurs.

– Martin Luther King,
Lettre de la prison Birmingham

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Photo de Jo-Ann McArthur, We Animals

Le véganisme est un choix de vie des plus significatifs. À lui seul, il amène une solution de taille face à des enjeux environnementaux majeurs (1), sauve annuellement la vie de plusieurs centaines de milliards d’individus non-humains (2), et, lorsque bien planifié, le régime alimentaire végétalien prévient ou règle une majorité des problèmes de santé des humains (3). C’est déjà un bon début, non?

En plus de ces trois aspects déjà largement documentés, et c’est le point que je souhaite aborder dans cet article, le véganisme a le potentiel d’améliorer la cohésion sociale. Exploiter les animaux maintient le statu quo d’une société injuste qui banalise la violence, néglige l’importance du point de vue d’autrui et favorise toutes les formes d’oppression. Adopter le véganisme encourage des changements sociaux positifs et bien plus profonds qu’on ne l’imagine à première vue.

Briser le statu quo

Il semble généralement plus accepté socialement d’empêcher les gens de changer les choses que de chercher à changer les choses. Nous avons la tendance culturelle à préserver le statut quo, le maintien de l’ordre actuel, à tout prix. Cela se traduit par une absence de réaction face à des paroles ou comportements blessants pour autrui, et par une réaction de déni ou d’agacement lorsque ces paroles et comportements sont dénoncés.

L’état actuel des choses est violent. L’oublions-nous parfois? En voici quelques exemples tout à fait légaux, répandus et constituant la norme :

  • Le modèle capitaliste force l’humanité à occuper la majeure partie de son temps à “gagner sa vie” au lieu de la vivre.
  • Quand le temps libre est rare, il devient laborieux de se préoccuper des conséquences de ses actions sur l’environnement et les autres individus.
  • Le système économique maintient à merveille des inégalités sociales arbitraires entre pays et entre individus.
  • La majorité des objets fabriqués est issue de travail et d’utilisation des ressources inéquitables.
  • Plus de 155 milliards d’animaux sont tués chaque année pour être mangés ou utilisés de diverses manières. Cela est plus facile à éviter que tout le reste.
  • La majorité des individus, humains et non-humains, n’a pas accès à un environnement sain.
  • Notre utilisation actuelle de pétrole et d’énergies non-renouvelables finance des guerres et ne prend pas en compte les besoins humains des prochaines décennies. Les pénuries à prévoir diminueront, entre autres services vitaux, l’accessibilité du chauffage, de la production alimentaire, du transport et de la production de médicaments.

La hiérarchisation des formes de violence est d’une efficacité implacable pour maintenir ce statut quo. Se comparer aux autres permet de se rappeler qu’il y a pire que soi. Faire miroiter ce pire aux gens qui élèvent la voix est une stratégie utilisée par toutes sortes d’autorités politiques et religieuses depuis plusieurs centaines d’années pour maintenir la révolte sociale à un niveau qui ne menace pas l’ordre établi. Et ça fonctionne encore!

À une échelle plus individuelle, remettre à plus tard (on s’occupera des animaux quand il n’y aura plus aucun problème sur terre), c’est l’un des meilleurs moyens de ne jamais y arriver. Si ce n’est pas important aujourd’hui, quelle garantie avons-nous que ça le deviendra demain?

La banalisation de la violence

Plusieurs enfants vivent un sentiment de trahison lorsqu’illes réalisent que la viande de leur assiette a auparavant été un animal vivant. Personnellement, c’est à 11 ans, peu après avoir entendu parler de végétarisme, que j’ai fait ce premier pas. J’avais la chance de vivre dans une famille déjà majoritairement végétarienne, alors j’ai pu m’en tirer assez facilement. Plusieurs parents s’opposent pourtant aux choix alimentaires empathiques de leurs enfants.

Plus déplorable encore que cette opposition, limitée dans le temps, c’est le discours banalisant qui l’entoure. “Oui, je sais, c’est dommage, mais c’est comme ça”. “Moi aussi ça m’attriste, mais bon il faut bien manger”. “Ah mon enfant, tu apprendras dans la vie qu’on fait des choix imparfaits dans un monde imparfait”. Etc. Ces commentaires sont des sentences lourdes de conséquences qui peuvent courber les épaules des jeunes pendant bien plus d’années qu’illes ne s’en rappelleront. Apprendre qu’il faut bien tuer pour vivre, ça fait mal, mais ça s’apprend. Et ça durcit le cœur au passage.

Et il faut bien s’endurcir si on veut profiter de la vie malgré ses nombreuses situations injustes. Accepter la violence de l’assiette est une première étape vers l’acceptation de toutes les formes de violence. Si, enfant, on ne peut pas pleurer sur le sort des cochons et des poules, qui va nous autoriser plus tard à dénoncer celui des êtres humains esclaves? Avec les années, on s’endurcit, encore et encore, jusqu’à ne même plus percevoir la violence comme étant violente. Éventuellement, on peut développer de l’indifférence, voir du mépris, face aux personnes qui osent se plaindre d’une agression sexuelle ou d’une mesure d’austérité gouvernementale. Après tout… il y a bien pire!

L’importance du point de vue d’autrui

Notre société retient et raconte l’histoire des vainqueurs. Personne ne veut entendre parler des victimes, peu importent lesquelles. Peut-être parce qu’on ne veut pas en faire partie?

Le manque d’intérêt pour l’autre est un obstacle de taille au bien-être de toute la société. Quand on commence à chercher le point de vue d’autrui, on se rend compte qu’il brille par son absence. Dans les manuels d’histoire, dans les textes de lois, dans les traités internationaux, dans les attitudes des corporations et aussi à échelle individuelle, dans les dialogues, dans les commentaires sexistes, racistes, spécistes, dans les jugements, les chicanes, les jokes et encore ailleurs.

Considérer le point de vue d’autrui met en lumière l’absurdité de ces discours. Écouter et entendre l’autre me semble suffisant pour, sinon nous inciter à l’aider, au moins nous empêcher de lui nuire.

Le lien entre toutes les formes d’oppression

Cela permet aussi de relier entre elles toutes les formes d’oppression et de violence. Envers les enfants, les personnes âgées, les animaux d’élevage, envers les peuples autochtones, les animaux utilisés pour la recherche médicale, les personnes handicapées, appartenant à des “minorités visibles”, envers les animaux domestiques, les femmes, les hommes, les animaux sauvages, envers les insectes et les oiseaux dans les champs arrosés de produits chimiques. Que ce soit par devoir, par amour, par jalousie, par patriotisme, par biais culturel, pour gagner sa vie ou pour toutes les raisons du monde, cela revient au même.

En effet, toute forme d’oppression est de même nature : elle n’est possible qu’en se fermant aux besoins des autres. À partir du moment où on éprouve de l’empathie, il devient tout simplement insensé de chercher à nuire aux autres.

Pour conclure, il n’y a pas de petite injustice. Faire mal, ça fait mal, même quand on sait qu’il y a pire. Et réagir contre toute forme de violence qu’on perçoit, là où on peut, quand on le peut, ça reste notre meilleur gage de justice. Le véganisme, loin d’être une finalité, et l’empathie sont un gage de paix et de durabilité à long terme.

 

Isis Gagnon-Grenier
Diabétique et joyeuse
www.isisgagnongrenier.ca

 

(1) Le documentaire Cowspiracy présente une excellente synthèse des conséquences environnementales de la production de produits animaux. Je vous le recommande! Suivre ce lien pour accéder aux faits cités dans le film : www.cowspiracy.com/facts/

 

(2) Effectivement, les animaux massacrés sont légion. Suivre ce lien pour une estimation pour le moins bouleversante : Statistiques astronomiques. Je rappelle également qu’aujourd’hui, à de très rares exceptions près, tous ces meurtres sont inutiles.

 

(3) Plusieurs milliers d’études scientifiques sur la nutrition le démontrent : les produits animaux ne sont pas recommandés pour la santé. Je vous invite à consulter le site web www.nutritionfacts.org pour en apprendre plus. Il s’agit probablement du site web de vulgarisation scientifique sur la nutrition le plus référencé au monde, tenu par Michael Greger, un médecin qui lit toutes les études révisées par des pairs qui se publient en anglais dans le domaine de la nutrition humaine. On peut lire la transcription de chaque vidéo ainsi qu’avoir accès aux sources qui sont citées. 

 

Portraits de véganes

Connaissez-vous ce projet ?

Portraits de véganes est un projet de Marie-Noël Gingras, blogueuse sur Vert et fruité et Frédéric Côté-Boudreau
Ils nous proposent de dresser le portrait de véganes afin de montrer qu’il s’agit d’une population diversifiée et engagée — et aussi des gens comme tout le monde!

portraits de véganes février 2015

En ce moment il y a huit portraits, des étudiants, entrepreneurs, ergothérapeute…

Le tout dernier portrait de véganes nous parlent de Rudy, un artiste…

chanteur les incendiaires

Il fait parti du groupe Les incendiaires, qui ont entre autres ce single (que j’adore) On ne peut pas tous être pauvres

Pour lire l’article sur Rudy –> http://portraitsdeveganes.com/2015/02/13/rudy/

Pour lire tout les chouettes portraits de véganes : http://portraitsdeveganes.com/

Je ne suis pas une végangéliste !

par Miss Chlalom

crazy man devant un train

Honnêtement je me suis toujours posé la question : « Pourquoi le fait d’être végane est autant attaqué ? » Après tout on ne fait de mal à personne, pour la majorité on essaie plutôt de faire le contraire… Et au fil du temps ma réponse à cette question prends des couleurs différentes. Fait intéressant, j’ai fait du travail de rue pendant dix ans, et je sentais le même genre d’agressivité à l’occasion…

Ce qui me mène à ma première hypothèse : la culpabilité. Je me demande si l’agressivité des attaques n’est pas directement liée à la profondeur de la culpabilité ? Si cet agacement ressenti chez les « débatteurs » est bel et bien face au véganisme ou au sentiment profondément enfoui que tout ne va pas si bien au pays des mangeux de viande. Combien de fois j’ai entendu : « À cause de toi je vais me sentir mal la prochaine fois que je vais manger de la viande ! » (Avec des yeux réprobateurs). Pendant que moi en dedans je me dis : « Ben voyons… Si en sachant la vérité il y a un malaise, ne serait-ce pas une bonne chose d’agir en conséquence… Si on aime les animaux, n’est-ce pas normal d’arrêter de se faire croire que A)c’est autre chose que l’on a dans son assiette  B) Que les animaux qui finissent dans notre assiette vivent un pâturage toute leur vie et meurent en s’endormant au son de la flûte » (Entuka… Ça fait du bien de l’écrire). L’inconscient profond de mon interlocuteur, lui, se dit probablement ce genre de réflexion: « Si ça continue comme ça je ne pourrais plus manger mon steak en paix et je vais me questionner, si je commence à écouter cette petite voix quand ça va s’arrêter… Ce sont mes certitudes qui seront en jeu… C’est trop de boulot et ça m’emmerde… Trouvons plutôt des arguments pour me rassurer ».

Et sincèrement ça ne donne rien d’en vouloir, de se fâcher noir… Moi je ne me sens pas mieux, mon interlocuteur est loin d’être plus ouvert et tout devient gris-gris-gris…

Je sais que ce ne sera pas dans ma génération que mes souhaits seront exaucés. Je sais qu’ils le seront et que je ne serais plus là. Je sais aussi que ce sera un peu grâce à moi et beaucoup grâce à tout les gens de ma génération et de celles d’avant qui auront tenu le flambeau, pour que la flamme survive jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment forte pour que tous ou presque voient. Il faut l’admettre par moment c’est difficile et c’est beau en même temps de vivre ma conviction, c’est beau que mes valeurs soient assez fortes pour me guider dans un monde non-végane, que mon cœur et ma tête à l’unisson me disent que c’est la bonne voie… C’est doux de me sentir complète et d’être sereine avec mes choix. Je crois que ce sentiment, au cours de ma vie, fera plus de différences que tout les débats que je pourrais avoir, avec des gens qui ne sont de toute façon pas prêts à entendre…

Soyons des véganes heureux, pas des végangélistes  !

P.S. Cela dit je ne dis pas que je ne profiterais pas d’un beau petit moment bien choisi pour avancer quelques arguments à l’occasion…

P.P.S. Et je ne dis pas que j’arrêterais d’inonder mon entourage de bons petits plats véganes maison… Arme massive de conversion…

Les véganes et les médicaments

par Jenny

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Être végane demande de faire plusieurs choix éthiques qui vont parfois jusqu’à toucher la sphère de la médication. Pour des raisons souvent peu valables, l’industrie pharmaceutique exploite le règne animal tant pour tester ses produits, que pour les fabriquer. Lactose, gélatine, et même les tissus animaux font partie de la composition de nombreux médicaments actuellement disponibles dans les pharmacies et hôpitaux.

Le lactose dans les médicaments

Certains médicaments contiennent du lactose utilisé comme ingrédient inactif. Souvent, ce sont les médicaments génériques qui contiennent le lactose, alors que les médicaments de marque n’en contiennent pas toujours. Tous les médicaments vendus en pharmacie se doivent de fournir la liste détaillée des composants du produit. Il est donc facile de repérer les substances indésirables. Pour les vaccins, par contre, il est nécessaire de vérifier leur composition avant de se rendre au lieu de vaccination car le personnel médical n’est pas toujours apte à répondre aux questions qui concernent la composition des produits. Par exemple, sachez que les vaccins contre les oreillons, la fièvre jaune, la rubéole et la varicelle notamment contiennent du lactose.
La plupart des pilules contraceptives contiennent du lactose, et ce, qu’elles soient génériques ou non. Pensons aux pilules les plus répandues, c’est-à-dire à Alesse, Marvelon, Diane 35, Yasminelle ou encore Belara. Mais il n’y a pas que les médicaments d’ordonnance qui contiennent du lactose, en effet, les granules homéopathiques en contiennent aussi. Les granules sont fabriqués à partir de cristaux de lactose et de saccharose. Leur teneur respective est généralement de 15 % de lactose et 85 % de saccharose. Pour cette raison, de nombreux usagers préfèrent acheter l’homéopathie sous forme liquide.

La gélatine dans les gélules

Selon l’INRA, les gélules pharmaceutiques sont principalement composées de gélatine animale d’origine porcine ou bovine. Une grande partie des suppléments alimentaires vendus sur le marché sont faits de gélules à base de gélatine. Il existe comme alternative des gélules végétales et de plus en plus de vendeurs de produits naturels les utilisent pour leurs compléments alimentaires.  La gélatine est choisie pour ses propriétés gélifiantes à des températures proches de la température ambiante. Pour cette raison, on la trouve dans presque tous les médicaments en gélules, tels que le tylénol, les compléments alimentaires (sauf lorsque le terme “gélule végétale” est spécifié), le prozac, etc.

Les tissus animaux dans les vaccins

Les vaccins sont obtenus à partir de souches inoffensives de virus ou de bactéries ou encore d’antigènes purifiés. Les scientifiques utilisent très largement des tissus animaux pour produire les souches virales présentes dans les vaccins. Les vaccins contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, par exemple, contiennent des souches vivantes de chacun de ces trois virus qui sont développés sur des cellules d’embryon de poulet, puis sont ajoutés à une concoction qui inclut d’autres produits d’origine animale tels que la gélatine, l’albumine humaine (une protéine fabriquée par le foie) et le sérum de veau fœtal. Le vaccin contre la grippe est, quant à lui, renouvelé chaque année dans des œufs de poules et contient des protéines de poulet. Les œufs sont ensuite infectés par le virus puis incubés. Le vaccin de la varicelle est lui cultivé sur de nombreux tissus animaux, dont des cellules embryonnaires de cochon d’Inde, de singe ou de porc.

Les vaccins, par conséquent, contiennent des composants résiduels de ces cellules  d’animaux. Étant donné le processus de fabrication des vaccins qui exploitent très souvent l’espèce animale et vu les nombreuses controverses qui existent autour de la présence de métaux lourd dans ces vaccins, il est compréhensible que de plus en plus d’individus refusent la vaccination pour eux et pour leurs enfants.

Se médicamenter lorsqu’on est végane n’est pas simple. En plus de la présence de produits issus des animaux dans les médicaments, il y a la question du test des médicaments sur ces petites bêtes. La plupart des médicaments commercialisés au Canada sont testés en laboratoire sur des animaux. Ces tests sont effectués pour vérifier l’efficacité du médicament et son dosage. Comme alternative à ce type de médication il y a la médecine douce qui propose plusieurs remèdes qui n’exploitent pas la condition animale, à condition que les produits ne soient pas testés sur les animaux. Pour en être certain, il est toujours préférable de se renseigner auprès du vendeur, mais aussi en privilégiant les plantes en vrac. Attention toutefois pour les plantes en vrac, car beaucoup de chats se proposent de les tester pour vous! 😉

Sources