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Les brunchs véganes à Montréal.

Montréal est une ville « vegan friendly ». Des nombreux restaurants végétaliens ouvrent leurs portes pour le plaisir gustatif des amoureux de la bonne nourriture savoureuse et éthique. Il y a toute sorte de nourriture végétalienne offerte à Montréal : “fast food”, crue, gourmet, sushis et même des brunchs !

Les brunchs sont réconfortants, ils nous rappellent les vacances ou les week ends. On les mange tard le matin, après avoir fait la grasse matinée, ou comme récompense après le jogging matinal du samedi. Les brunchs sont aussi un moment pour se réunir la famille la fin de semaine ou pour se gâter seul après une semaine de travail chargée. Heureusement qu’il y a l’offre des brunchs végétaliens à Montréal. Voici quatre suggestions des brunchs végétaliens que j’ai testé.

 

Le grand classique : Aux vivres.

Le brunch du restaurant Aux vivres est devenu un grand classique à Montréal. Les quatre choix de brunch offerts sauront satisfaire les papilles des grands et des petits. Les plats offerts se sont inspirés des brunchs conventionnels canadiens (œufs, bacons, patates), mais ils sont offerts en version végétalienne : tofu brouillé, bacon de tempeh, patates douces, guacamole, haricots, crêpes, yogourt de soya, etc. Mes assiettes préférées sont « Le complet » et « la Polenta » car je préfère manger salée pour le brunch. Mais j’ai aussi goûté aux « crêpes aux bleuets ». Les crêpes sont particulièrement moelleuses, elles sont accompagnées d’une succulente sauce à la crème de cajou et, attention, du vrai sirop d’érable biologique ! Les plats sont savoureux et bien garnis. Je vous conseille d’arriver avec une bonne faim pour réussir à finir vos assiettes. Les brunchs sont offerts le samedi et dimanche de 10h à 16h. Je vous suggère d’arriver tôt car il risque d’avoir une fille d’attente à 12h. C’est un restaurant très populaire à Montréal ! Notez que c’est un bon choix pour essayer pour la première fois un brunch végane, car les plats ressemblent beaucoup aux brunchs conventionnels. N’ayez donc pas peur de faire essayer ce brunch à vos amis ou membres de votre famille qui ne sont pas encore végétaliens. Plaisir garanti !

 

brunch aux vivres

Brunch Aux Vivres

AV3_optiPhotos : Nayeli Villafuerte

 

Le gourmet : Invitation V bistro végane.
Le brunch du bistro végane Invitation V situé dans le quartier Mile End a été une belle et délicieuse découverte. Le menu pour les brunchs offre différents plats intéressants, il m’a été difficile de faire mon choix. J’ai opté pour l’assiette d’omelette végétalienne et sa sauce hollandaise servie avec asperges grillées, champignons, oignons et pommes de terre rissolées. Mon ami qui m’accompagnait a pris le tofu brouillé aux champignons Invitation V. J’ai été surprise pas la texture de l’omelette, elle ressemblait beaucoup à une omelette aux œufs, c’était incroyable ! Et la sauce hollandaise était simplement exquise. J’ai aussi beaucoup aimé le nid de pommes de terre, l’assaisonnement était très savoureux. Je vous conseille d’essayer le bistro Invitation V pour une sortie solo ou en amoureux. L’ambiance est calme, chic et le personnel très sympathique ! Je vais y retourner pour essayer les autres plats offerts.

Brunch Invitation VPhotos : Nayeli Villafuerte

 

Le spontané : Restaurant Day.
J’ai eu la chance de goûter à un brunch végétalien offert dans le cadre de l’événement « Restaurant Day ». Le brunch a été organisé par Le cuisiner libre et Chef Manu. Le menu « Damelo todo! » consistait en jus de pamplemousse, pudding aux graines de chia, granola germée, yogurt aux cajoux, beurre de pommes, crêpe de sarrasin avec du tofu brouillé, pain grillé et café. Le tofu brouillé était délicieusement assaisonné et la crêpe au sarrasin l’accompagnait de merveille. Ce menu a été un vrai délice.  J’ai beaucoup aimé l’originalité !

Ces deux chefs ont organisé un deuxième brunch végane pour le Restaurant Day. Le menu consistait en kefir a l’orange sanguine, saucisses véganes, enfrijoladas et effiloché de tempeh aux oignons caramélisées, bouchées croustillantes à la pomme de terre et verdures. J’ai manqué ce dernier rendez-vous, mais sur la photo ci- bas il semble délicieux.
C’est intéressant de savoir que ces plats sont crées spécialement pour le Restaurant Day. Je vous conseille de suivre les événements du Restaurant Day, vous serez toujours surpris par la créativité des chefs véganes de Montréal !

Brunch-Restaurant-Day_optiCrédit photo : Véronique Kingsley

 

Le cru : Crudessence.
Le brunch du restaurant Crudessence est très original car tous les ingrédients sont … crus ! Ce restaurant me surprend toujours par la créativité de leurs plats. Pour goûter au brunch j’ai été à leur succursale sur la rue St-Viateur. J’ai essayé le burrito « aux œufs » qui consiste en un crêpe de courgettes, chia et lin déshydratés farcie avec un végé pâté cru, bacon d’aubergines, tomate, laitue et germinations. Le tout accompagné d’avocat et micro verdures locales. J’ai aimé la présentation et l’originalité de ce plat. Je vous conseille également d’essayer les délicieux smoothies colorés ! C’était un brunch rafraîchissant qui se mangerait bien à l’été. Je l’ai essayé pendant l’hiver et, pour être honnête, j’avais plutôt le goût d’un plat chaud. Manger chez Crudessence est un choix pour les amateurs de la cuisine santé et locale. Les brunchs sont servis les fin de semaine jusqu’à 15h. Il n’est pas nécessaire de réserver, mais il faut s’attendre à peut-être partager la table avec d’autres convives car le restaurant est petit. C’est certain que j’y retournerais cet été pour essayer les autres plats offerts.

Brunch CrudessencePhoto : Nayeli Villafuerte
Et vous, quel est votre brunch végétalien préféré ?

Nayeli 🙂

Un souper en famille végane !

Bonjour chers lecteurs de Végane Montréal. Je voulais faire cette deuxième chronique culinaire sur le thème des brunchs végétaliens. Cependant, j’ai changé d’idée car j’ai eu un coup de cœur pour une rencontre bien spéciale cet automne. J’ai connu Fernanda et Boris, un jeune couple végane habitant à Montréal. Lors de notre rencontre, ils m’ont dit que leurs enfants mangeaient… Read more →

Le véganisme comme vecteur de cohésion sociale

Une injustice, où qu’elle se produise, est une menace à la justice partout ailleurs.

– Martin Luther King,
Lettre de la prison Birmingham

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Photo de Jo-Ann McArthur, We Animals

Le véganisme est un choix de vie des plus significatifs. À lui seul, il amène une solution de taille face à des enjeux environnementaux majeurs (1), sauve annuellement la vie de plusieurs centaines de milliards d’individus non-humains (2), et, lorsque bien planifié, le régime alimentaire végétalien prévient ou règle une majorité des problèmes de santé des humains (3). C’est déjà un bon début, non?

En plus de ces trois aspects déjà largement documentés, et c’est le point que je souhaite aborder dans cet article, le véganisme a le potentiel d’améliorer la cohésion sociale. Exploiter les animaux maintient le statu quo d’une société injuste qui banalise la violence, néglige l’importance du point de vue d’autrui et favorise toutes les formes d’oppression. Adopter le véganisme encourage des changements sociaux positifs et bien plus profonds qu’on ne l’imagine à première vue.

Briser le statu quo

Il semble généralement plus accepté socialement d’empêcher les gens de changer les choses que de chercher à changer les choses. Nous avons la tendance culturelle à préserver le statut quo, le maintien de l’ordre actuel, à tout prix. Cela se traduit par une absence de réaction face à des paroles ou comportements blessants pour autrui, et par une réaction de déni ou d’agacement lorsque ces paroles et comportements sont dénoncés.

L’état actuel des choses est violent. L’oublions-nous parfois? En voici quelques exemples tout à fait légaux, répandus et constituant la norme :

  • Le modèle capitaliste force l’humanité à occuper la majeure partie de son temps à “gagner sa vie” au lieu de la vivre.
  • Quand le temps libre est rare, il devient laborieux de se préoccuper des conséquences de ses actions sur l’environnement et les autres individus.
  • Le système économique maintient à merveille des inégalités sociales arbitraires entre pays et entre individus.
  • La majorité des objets fabriqués est issue de travail et d’utilisation des ressources inéquitables.
  • Plus de 155 milliards d’animaux sont tués chaque année pour être mangés ou utilisés de diverses manières. Cela est plus facile à éviter que tout le reste.
  • La majorité des individus, humains et non-humains, n’a pas accès à un environnement sain.
  • Notre utilisation actuelle de pétrole et d’énergies non-renouvelables finance des guerres et ne prend pas en compte les besoins humains des prochaines décennies. Les pénuries à prévoir diminueront, entre autres services vitaux, l’accessibilité du chauffage, de la production alimentaire, du transport et de la production de médicaments.

La hiérarchisation des formes de violence est d’une efficacité implacable pour maintenir ce statut quo. Se comparer aux autres permet de se rappeler qu’il y a pire que soi. Faire miroiter ce pire aux gens qui élèvent la voix est une stratégie utilisée par toutes sortes d’autorités politiques et religieuses depuis plusieurs centaines d’années pour maintenir la révolte sociale à un niveau qui ne menace pas l’ordre établi. Et ça fonctionne encore!

À une échelle plus individuelle, remettre à plus tard (on s’occupera des animaux quand il n’y aura plus aucun problème sur terre), c’est l’un des meilleurs moyens de ne jamais y arriver. Si ce n’est pas important aujourd’hui, quelle garantie avons-nous que ça le deviendra demain?

La banalisation de la violence

Plusieurs enfants vivent un sentiment de trahison lorsqu’illes réalisent que la viande de leur assiette a auparavant été un animal vivant. Personnellement, c’est à 11 ans, peu après avoir entendu parler de végétarisme, que j’ai fait ce premier pas. J’avais la chance de vivre dans une famille déjà majoritairement végétarienne, alors j’ai pu m’en tirer assez facilement. Plusieurs parents s’opposent pourtant aux choix alimentaires empathiques de leurs enfants.

Plus déplorable encore que cette opposition, limitée dans le temps, c’est le discours banalisant qui l’entoure. “Oui, je sais, c’est dommage, mais c’est comme ça”. “Moi aussi ça m’attriste, mais bon il faut bien manger”. “Ah mon enfant, tu apprendras dans la vie qu’on fait des choix imparfaits dans un monde imparfait”. Etc. Ces commentaires sont des sentences lourdes de conséquences qui peuvent courber les épaules des jeunes pendant bien plus d’années qu’illes ne s’en rappelleront. Apprendre qu’il faut bien tuer pour vivre, ça fait mal, mais ça s’apprend. Et ça durcit le cœur au passage.

Et il faut bien s’endurcir si on veut profiter de la vie malgré ses nombreuses situations injustes. Accepter la violence de l’assiette est une première étape vers l’acceptation de toutes les formes de violence. Si, enfant, on ne peut pas pleurer sur le sort des cochons et des poules, qui va nous autoriser plus tard à dénoncer celui des êtres humains esclaves? Avec les années, on s’endurcit, encore et encore, jusqu’à ne même plus percevoir la violence comme étant violente. Éventuellement, on peut développer de l’indifférence, voir du mépris, face aux personnes qui osent se plaindre d’une agression sexuelle ou d’une mesure d’austérité gouvernementale. Après tout… il y a bien pire!

L’importance du point de vue d’autrui

Notre société retient et raconte l’histoire des vainqueurs. Personne ne veut entendre parler des victimes, peu importent lesquelles. Peut-être parce qu’on ne veut pas en faire partie?

Le manque d’intérêt pour l’autre est un obstacle de taille au bien-être de toute la société. Quand on commence à chercher le point de vue d’autrui, on se rend compte qu’il brille par son absence. Dans les manuels d’histoire, dans les textes de lois, dans les traités internationaux, dans les attitudes des corporations et aussi à échelle individuelle, dans les dialogues, dans les commentaires sexistes, racistes, spécistes, dans les jugements, les chicanes, les jokes et encore ailleurs.

Considérer le point de vue d’autrui met en lumière l’absurdité de ces discours. Écouter et entendre l’autre me semble suffisant pour, sinon nous inciter à l’aider, au moins nous empêcher de lui nuire.

Le lien entre toutes les formes d’oppression

Cela permet aussi de relier entre elles toutes les formes d’oppression et de violence. Envers les enfants, les personnes âgées, les animaux d’élevage, envers les peuples autochtones, les animaux utilisés pour la recherche médicale, les personnes handicapées, appartenant à des “minorités visibles”, envers les animaux domestiques, les femmes, les hommes, les animaux sauvages, envers les insectes et les oiseaux dans les champs arrosés de produits chimiques. Que ce soit par devoir, par amour, par jalousie, par patriotisme, par biais culturel, pour gagner sa vie ou pour toutes les raisons du monde, cela revient au même.

En effet, toute forme d’oppression est de même nature : elle n’est possible qu’en se fermant aux besoins des autres. À partir du moment où on éprouve de l’empathie, il devient tout simplement insensé de chercher à nuire aux autres.

Pour conclure, il n’y a pas de petite injustice. Faire mal, ça fait mal, même quand on sait qu’il y a pire. Et réagir contre toute forme de violence qu’on perçoit, là où on peut, quand on le peut, ça reste notre meilleur gage de justice. Le véganisme, loin d’être une finalité, et l’empathie sont un gage de paix et de durabilité à long terme.

 

Isis Gagnon-Grenier
Diabétique et joyeuse
www.isisgagnongrenier.ca

 

(1) Le documentaire Cowspiracy présente une excellente synthèse des conséquences environnementales de la production de produits animaux. Je vous le recommande! Suivre ce lien pour accéder aux faits cités dans le film : www.cowspiracy.com/facts/

 

(2) Effectivement, les animaux massacrés sont légion. Suivre ce lien pour une estimation pour le moins bouleversante : Statistiques astronomiques. Je rappelle également qu’aujourd’hui, à de très rares exceptions près, tous ces meurtres sont inutiles.

 

(3) Plusieurs milliers d’études scientifiques sur la nutrition le démontrent : les produits animaux ne sont pas recommandés pour la santé. Je vous invite à consulter le site web www.nutritionfacts.org pour en apprendre plus. Il s’agit probablement du site web de vulgarisation scientifique sur la nutrition le plus référencé au monde, tenu par Michael Greger, un médecin qui lit toutes les études révisées par des pairs qui se publient en anglais dans le domaine de la nutrition humaine. On peut lire la transcription de chaque vidéo ainsi qu’avoir accès aux sources qui sont citées. 

 

Antidote superalimentation est ouvert …


… Depuis ce matin !

Antidote Superalimentation est la première épicerie entièrement végane à Montréal !

epicerie vegane

 

Bonne nouvelle ! Il y avait foule chez Antidote Superalimentation aujour’hui pour la premiere journée de vie de ce nouveau commerce.

Beaucoup de produits, dont Gardein, Vega, des mélanges à gâteaux de Rose Madeleine, des savons, des shampoings et surtout un frigo rempli de pousses fraîches.

pousses fraichesantidote_tablettes2Ils ont des sandwichs-maison et quelque-uns des classiques d’Aux Vivres à manger là ou à emporter. Plein de smoothies, des pâtisseries, des barres repas, des muffins anglais . Des aliments frais, congelés, déshydratés et secs.

 

La boutique est très jolie pleine de bois et de briques, très ensoleillée.

 

Contente de voir cette épicerie enfin ouverte, de la voir remplie de beaux produits et de joyeuses personnes …

 

antidote superalimentation


Longue vie à Antidote Superalimentation !
3459, Rue Ontario Est, Montréal, QC H1W 1R4
(514) 663-6468


Au festival végane de Montréal vous pourrez trouver des livres, des faux-mages, des pâtisseries, du coconut bacon, des accessoires de cuisine et plus encore !!!

vegan cupcakes

Vegan cupcakes

Oui, oui il est arrivé  le temps de se voir la binnette, de découvrir des recettes et des produits véganes, d’assister aux conférences !

Samedi prochain (le 27 septembre) de 10 heures à 22 heures au Coeur des Sciences.

ET C’EST GRATUIT !