Refléxions sur le véganisme, ladite normalité et ledit extrémisme

« N’oubliez pas que la “Normalité” ne veut rien dire. Ce qui est considéré comme “normal” à une époque est anormal dans une autre. Ce qui est considéré comme normal dans un pays, une région, ou un continent, est anormal pour un(e) autre. Ne laissez pas la normalité dicter ce que vous devez être. [Le mot ‘normalité] est la racine de tout le mal du monde et l’a toujours été. “Suivre la norme”, qu’il y a-t-il de pire pour un être humain, ainsi que pour notre Terre, qui pleure de nous voir incapables d’oser dire haut et fort STOP aux plus grandes atrocités et aux plus grands mensonges qui perdurent sur notre planète. La normalité est ce moule géant dans lequel tout le monde préfère rentrer pour être aimé. Mais c’est le moule qui tue les âmes et qui tue notre planète. » ~ Laura Marie

Vous constaterez par exemple que dans notre société, il semble tout à fait normal de se nourrir mal, d’empoisonner son corps et même celui de ses propres enfants à coups de nourriture bourrée de produits toxiques. Il est tout à fait ordinaire d’être toujours frustré, de prendre des anti-dépresseurs, de consommer de l’alcool constamment, de se noyer dans les divertissements, de fumer, de s’endetter, de passer sa vie écrasé devant la télé. Il est devenu ‘normal’ de développer des maladies et des cancers, qui vont souvent de soi avec le mode de vie normal, effréné et malsain que mène l’homme normal. Il est normal de rester dans l’ignorance et l’indifférence, de se fouttre des autres, de la planète, et de polluer sans aucune conscience. Personne ne vous pointera du doigt, pour l’instant, c’est accepté et même encouragé socialement.

Il est normal d’avoir des guerres, comme d’avoir des milliers de personnes souffrant de faim sur Terre, pendant que ici nous gaspillons presque la moitié de la nourriture. Il est normal de se laisser gouverner par des personnes corrompues et de ne rien faire pour changer les choses. Rien de plus normal que d’avoir plus de mille milliards d’êtres terrestres et aquatiques massacrés à chaque année, au nom d’un petit plaisir gustatif. « Parce que ça a toujours été comme ça. » C’est normal que la majorité de ce qu’on mange soit empoisonné, rares sont ceux qui s’en indignent, et c’est normal de consommer de façon irrésponsable et démésurement, c’est considéré comme un droit. La liste est longue – dans ce monde, tout est permis.

 

Mais inversons les choses pour voir: en plus du sport, commencez le yoga et/ou la méditation; introduisez des quantités de fruits et de légumes (notre nourriture physiologique par excellence!) dans votre alimentation, supprimez définitivement tout ce qui est néfaste – arrêtez de vous empoisonner ! et hop du coup vous devenez un weirdo aux yeux de votre entourage, qui vous pointera du doigt, s’inquiètera ou se moquera de vous.

Commencez à faire attention à vos achats, regardez la provenance des choses; devenez responsable, achetez bio et équitable; ne mangez rien de ce qui nuit à autrui – devenez consommacteur averti : vous êtes maintenant un gros incompris.
Questionnez tout, exprimez-vous et défiez les normes, soyez critique et osez voir plus loin que les autres. Vous n’êtes plus normal, seuls loups égarés parmi madame-monsieur-tout-le-monde.

 

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À un moment donné , j’ai commencé par curiosité à m’intéresser au sort des animaux que je mangeais. J’ai ouvert les yeux, malgré cette douloureuse réalité qui tentait maintenant de me les crever. Ce fût entre autres un catalyseur pour beaucoup de questionnements sur la normalité, sur ce qui est considéré acceptable…

Après de très longues recherches, j’ai donc compris que manger de la viande et des produits animaux n’était qu’une question d’habitude, de culture et de tradition, que ça ne servait à rien, en plus d’être néfaste pour la santé, alors que les élévages et toutes ces activités polluaient l’environnement, et qu’on perpétuait le plus gros massacre de tous les temps d’êtres innocents et conscients. Après avoir fait face à ma conscience j’ai arrêté, même si j’étais encore seule dans mon entourage. Et je ne pouvais pas concevoir que quelque chose de grave comme ça puisse exister, à ce point ignoré et banalisé. Vous savez il y a une phrase qui dit: la plupart des gens mangent de la viande, parce que la plupart des gens mangent de la viande. Et je crois que ça résume pas mal de choses. Tout ceci se perpétue au nom de cette Sainte Normalité. À cause de celle-ci, nous n’osons pas s’écarter des normes, des poncifs, nous n’osons pas être nous-même, être acteur au lieu de spectateur, dire NON, de nous libérer de la peur du regard des autres, ‘penser en déhors de la boîte” (think outside the box), etc, etc.

 

La ”normalité” est juste un petit concept qui limite les horizons de notre vision.
Il était jadis normal d’asservir les noirs. Il était (est encore ailleurs) normal de persécuter les homosexuels et les femmes. N’oubliez pas que ceux qui étaient contre étaient qualifiés d’extremistes. Martin Luther King était perçu par beaucoup comme un extrémiste. Et il ne voulait pas seulement qu’on améliore les conditions de vie des esclaves, qu’on mette des coussinets autour de leurs chaînes! Il voulait l’abolition de l’esclavage.

« Il arrive que l’extrémisme d’une époque devienne la normalité d’une autre »

Ce n’est pas cohérent de vouloir abolir d’une forme de discrimination, et d’en prôner une autre. Maintenant c’est le mouvement qui prône l’abolition de l’esclavage inacceptable et inutile des animaux, qui est dit extrémiste.

 

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En fait:

-Qu’il y a-t-il d’extrémiste à arrêter de cautionner des actes de violence?
-Qu’il y a t’il d’extrémiste à considérer les animaux comme nos égaux?
-Qu’il y a t-il d’extrémiste à aspirer d’arrêter leur souffrance?
-Qu’il y a t-il d’extrémiste dans le fait de ne plus participer au plus gros massacre de tous les temps;  dans le fait d’arrêter de vider les océans?
-Qu’il y a t-il d’extrémiste à penser que le fait d’oter la vie n’est pas une affaire de choix PERSONNEL ?
-Pourquoi le plaisir gustatif de l’un justifierait la souffrance de l’autre?
-Pourquoi les activistes qui libérent les animaux sont hissés au rang de terroristes ?
-Pourquoi serait-se plus extrémiste de supprimer tout produit animal de son alimentation, que de manger de la chair, des organes et des produits issus d’êtres vivants et conscients, maltraîtés et torturés, passés par des élévages, bourrés d’hormones et d’antibiotiques, pour finir vidés de leur sang et abbatus, découpés en morceaux, emballés puis transportés en grandes surfaces ?
-Pourquoi est-ce extrémiste d’aller chercher nos nutriments À LA SOURCE, au lieu de les faire filtrer par le corps de quelqu’un d’autre?
-Bref, pourquoi est-ce extrémiste de respecter la Vie, et donc d’arrêter de manger viande; produits laitiers et oeufs, quand on sait maintenant qu’on en a absolument pas besoin ?

 

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Elle me fait peur votre soit-disant normalité, qui est souvent folie à mes yeux. Et surtout n’oubliez jamais ceci :

Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tord qu’ils ont raison.

🙂

  One Reply to “Refléxions sur le véganisme, ladite normalité et ledit extrémisme”

  1. September 2, 2014 at 1:46 pm

    Belle remise en perspective !! Merci Margo !

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